Rauzet (Charente)

Rauzet.


C'est au creux d'une petite vallée boisée qu'une communauté d'ermites grandmontains a décidé d'installer son monastère vers la fin du XIIe siècle. Comme toutes les églises grandmontaines, le Prieuré de Rauzet ne comporte qu'une longue nef sans transept, prolongée d'une abside semi-circulaire. Les bâtiments conventuels et l'église formaient un quadrilatère complet autour du cloître.
Depuis 1992 une campagne de reconstruction a été menée par l'association ASEGR. L'extérieur du mur nord de l'église est maintenant remis en état , la voûte de la nef consolidée et la voûte en cul-de-four de l'abside a été reconstruite. En avril 2009, le prieuré est enfin restauré.

 

 

L'inauguration

du samedi 18 Avril 2009

d'autres photos de cette manifestation sont sur le site

http://limousin-grandmont.com/caribost1/crbst_66.html

et

http://limousin-grandmont.com/caribost1/crbst_91.html

Présentation du concert

par M Alain Bajule

président de l'ASEG

La chorale des enfants du canton de Villebois-Lavalette et de Chalais.

dirigée avec maestria par

Nathalie Novack

dans des œuvres contemporaines

...et enfantines

avec beaucoup de cœur et de spontanéïté

accompagnés par

Mme Lynne Derry

Les enfants reçoivent une récompense des mains de notre trésorière, Mme Dereix.

Un duo de jeunes garçons ayant perdu leur première dent !

Un duo violon et violoncelle

M et Mme Henk et Gerda Pijls

puis une pianiste inoubliable par son entrain

et l'exécution parfaite d'œuvres diverses entre autres des deux

impromptus de Robert Schumann

L'assemblée des admirateurs de ce très beau concert.

Fin août 1991 - Les membres de la SCI Rauzet et des amis à St Sylvestre.

 

 

photos prises le 13 Août 2010

Vestiges :
L’église, une des plus belles de l’ordre a été rachetée dans un état critique, en 1991 par Kate Douglas, Carole Hutchison, Martine et André Larigauderie, et quelques amis. Avec les bonnes volontés des habitants de la région, et des communautés publiques, Rauzet est sauvé maintenant.
L’église mesure 25,10 m x 6,50m. L’abside en cul-de-four s’est écroulée dans les années 1970. J.R Gaborit avait pu la photographier en 1961, et écrivait dans sa thèse en 1963 :
“ Il n’est pas impossible que l’église de Rauzet, que j’ai vu pendant l’été de 1961 ne soit plus aujourd’hui qu’un tas de pierres. C’était à mon avis la plus harmonieuse des églises grandmontaines “.
Il faut dire toutefois que la construction était particulièrement solide, car déjà en 1712, le notaire Maître Dereix constatait que la moitié de la nef et le chœur n’ont plus de couverture :
“ Aujourd’hui huitiesme du mois de juillet mil sept cent douze, par devant moy notaire royal soussigné, et en présence des tesmoingts bas nommés, estant au lieu de Rouzet, paroisse de Combiers, où nous sommes transportés...
Comme convenu, premièrement avons entré dans ladite église et avons pris de l’eau bénite de Flageux,. Nous n’avons pu trouver aucun endroit pour monter au-dessus la voûte, avons ressorti et ayant fait le tour de ladite église, nous avons remarqué que la sacristie et le chœur d’icelle et la nef de la longueur de cinq brasses (8,30m) du costé du midy la moitié de la charpenterie, latte et tuiles être tout à fait renversé par terre et ladite église découverte de ce coté. Ayant mesme trouvé au devant de la porte de l’église cinq chevrons et une sablière quy ont tombé de ladite couverture. Le surplomb de la couverture de ladite église nous ayant apparu estre beaucoup endommagée.
Les lattes, feuilles et tuiles en tout en suspend sur les murs presque par terre, ce quy tant ferait que l’eau pluviale tombant sur le mur sur la voûte les renversent par terre...” “
Et au milieu du XIXe siècle, Alcide Gauguié, écrit :
“C’est une belle et solide construction que cette chapelle dont la voûte, sans charpente qui la protège contre les injures du temps, a résisté à tous les orages et, transformée en une sorte de terrasse ou jardin suspendu, supporte sans faiblir le poids d’une forêt en miniature.”
Tous nos espoirs portent sur le plan de sauvetage mis en place par Martine Larigauderie avec les services des bâtiments de France, qui ont classé Rauzet en 1992.
C’est une des plus belle église grandmontaine, bâtie en pierres de calcaire clair bien appareillées (0,30m x 0,20m), cette rigoureuse ordonnance lui donne son émouvante majesté. Elle est assez grande (25,10m sur 6,50 de large), le décrochement est de 0,30 m, la hauteur d’environ 12 m. Le chevet est semi-circulaire éclairé d’un triplet. Une corniche, en quart-de-rond à la naissance de la voûte, parcourt la nef et le chevet, où elle est coupée par les fenêtres du triplet, et où elle se continue sur l’étroit méplat qui sépare les ébrasements. Sur le coté droit du chœur est creusé un lavabo double, et sur le coté gauche un armarium.
Près de la porte des moines à l’extérieur il y a comme dans bien d’autres prieurés grandmontains un armarium pour recevoir les livres de prières (la Haye, le Sauvage,).
La porte des fidèles est en plein cintre. Deux voussures retombent sur des piédroits ornés de colonnettes. Quatre chapiteaux à tailloir carrés, aux angles biseautés et aux corbeilles à feuille plate subsistent. Quant à la porte des moines l'architecte des Bâtiments de France a cru nécessaire de construire un tympan, ce qui est une hérésie, aucune chapelle grandmontaine n'en n'a possédé.


Histoire :
Rauzet semble avoir été fondé sous le priorat d’Etienne de Liciac avant 1165 . En 1295, elle héberge 5 religieux, et en 1317 elle est unie à Raveau.
L’histoire de ce prieuré demeure confuse du XIVe au XVIe siècle.
Nous savons qu’en 1470, son administrateur fut menacé d’excommunication par l’Abbé de Grandmont pour ne pas avoir payer les 40 sols de pension qu’il lui devait ! En effet, le 8e abbé, Guillaume de Fumel, fut mis en demeure cette année-là, par Jean de Bourbon, duc d’Auvergne, de résigner sa charge en faveur de son frère Charles de Bourbon. Guillaume de Fumel différa tant qu’il put, jusqu’à ce que le roi Louis XI mandât au duc de Bourbon de s’emparer du temporel. C’est certainement ce premier abbé commendataire qui usa de ce moyen de coercition.
C’est en ces temps troublés que Jean de la Roche, aîné, Seigneur de la Rochebeaucourt, à son avènement en 1486 :
“ayant trouvé le pays et une partie de la province abandonné, dépeuplé et en partie désert par l’émigration des habitans causée par le fléau de longues guerres de la Guyenne, son premier soin fut d’appeler à faire venir à grands frais des nouveaux habitans auxquels il donna par des baux à nouveau cens et rente seigneuriale la presque totalité des paroisses de Combiers, la Rochebeaucourt, Edon...”
Plusieurs possibilités de sécularisassions ont été envisagées par Martine Larigauderie, mais ce qui est certain c’est que cette sécularisation dut se faire au XVIe siècle au plus tard.
La première possibilité est que pendant les Guerres de Religion, les nobles protestants décidèrent de vendre le temporel des ecclésiastiques pour couvrir les frais de guerre dont ceux de l’Abbaye de la Couronne et ceux des Jacobins à Angoulême.
Deuxième possibilité, Les religieux abandonnent leur droit de propriété et d’usage sur les biens pour permettre une rapide remise en valeur du pays au Seigneur de la Rochebeaucourt. Cette aliénation volontaire peut être provisoire, permet au gendre de ce dernier, de nombreuses années après, de se croire propriétaire, et de vendre Rauzet à la famille Forestas, et cela sans prévenir l’Abbaye de Grandmont. Il est donc possible qu’il ait agi en toute bonne foi, car par son mariage avec Marie, fille de Claude de la Roche en 1578, René de Galard aurait agi de la sorte sans bien connaître la précarité de sa propriété.
Lorsqu’un siècle plus tard l’Abbaye réagit par la voie de Paul de Banezon, Prieur de Raveau, et demande la restitution du bien le 18 juillet 1693, c’est une fin de non-recevoir qu’elle essuie. C’est certainement, sans pouvoir l’affirmer, la plus probable des possibilités envisagées.
Ce qui est sûr, c’est que la famille Forestas était légalement propriétaire de Rauzet bien avant 1693 . Sécularisé, la préoccupation majeure des différents propriétaires ne fut pas la bonne conservation des bâtiments. Le bien semble être passé des mains de la famille Forestas à la famille Dereix vers le milieu du XVIIIe siècle, car on note le mariage de Pierre Dereix, sieur du Temple, demeurant à Rozet, épouse Catherine Buisson, et à deux enfants Marie née en 1741, et Simon-Pierre en 1742 .
C’est à sa descendante Mme Auguste Dereix, que la S.C.I Grandmontaine de Rauzet a acquis l’église, les parties bâties et non bâties des parcelles E 60 et E 61, le 17 novembre 1991. Cette S.C.I a donné à bail à l’association pour la Sauvegarde de l’église de Rauzet, le site.

Michel Fougerat

Après la ruine presque totale de son église, la nef est maintenant en cours de restauration. La couverture définitive a été posée par les charpentiers et couvreurs des compagnons de St Jacques en 2005. Mais l'abside qui n'avait joui d'aucune protection particulière est en très grand danger d'écroulement. L'architecte en chef des monuments historiques a demandé à la DRAC des crédits pour sauver cette partie de l'édifice qui va sans intervention rapide, déboucher sur un effrondement.

Le prieuré grandmontain de Rauzet, à Combiers en Charente, redevient ce qu’il fut au Moyen Age, but de pèlerinage et lieu d’hospitalité.

Trois très beaux gîtes d’étape avec tout le confort, ont été aménagé dans l’aile ouest. Pour réserver envoyer un e mail à Mme Kate Douglas (KDRauzet(arobase)wanadoo.fr. )

En juillet et août, les pèlerins de passage pourront y côtoyer des équipes d’archéologues; ils pourront visiter les lieux et en entendre l’histoire. (la suite du texte se trouve sur le site : http://www.saint-jacques.info/grandmont.htm)

En 1987, le site fut inscrit à l'inventaire supplémentaire. Plusieurs co-propriétaires se groupent en Société Civile Immobilière et, en 1992, obtiennent le classement au titre de Monument Historique.

 Martine Larigauderie Beijeaud.

plan accès

Kate Douglas

 

Pour s'y rendre voir carte ci- dessus

 

Histoire de Rauzet

Situé à 2,6 km au nord de Combiers, en lisière de la forêt de la Rochebeaucourt.
L'église, une des plus belles de l'ordre a put être rachetée dans un état critique, par la S.C.I Grandmontaine de Rauzet à Mme Auguste Dereix, ainsi que les parties bâties et non bâties des parcelles E 60 et E 61, le 17 novembre 1991. Cette S.C.I constituée avec des membres du GEREG, a donné à bail à "l'association pour la Sauvegarde de l'église de Rauzet" , pour que toutes les bonnes volontés des habitants de la région ainsi que des membres du G.E.RE.G sauvent le site.
L'église mesure 25,10 m x 6,50m. L'abside en cul-de-four s'est écroulé dans les années 1970. J.R Gaborit avait pu la photographier en 1961, et écrivait dans sa thèse en 1963 :
" Il n'est pas impossible que l'église de Rauzet, que j'ai vu pendant l'été de 1961 ne soit plus aujourd'hui qu'un tas de pierres. C'était à mon avis la plus harmonieuse des églises grandmontaines " .
C'est effectivement une des plus belle église grandmontaine, bâtie en pierres de calcaire clair bien appareillées( 0,30m x 0,20m), cette rigoureuse ordonnance lui donne son émouvante majesté. Elle est assez grande (25,10m sur 6,50 de large), le décrochement est de 0,30 m, la hauteur d'environ 12 m. Le chevet est semi-circulaire éclairé d'un triplet. une corniche en quart de rond à la naissance de la voûte, parcourt la nef et le chevet, où elle est coupée par les fenêtres du triplet, et où elle se continue sur l'étroit méplat qui sépare les ébrasements. Sur le coté droit du chœur est creusé un lavabo double, et sur le coté gauche un armarium.
Près de la porte des moines à l'extérieur il y a comme dans bien d'autres prieurés grandmontains un armarium pour recevoir les livres de prières (la Haye, le Sauvage,).
La porte des fidèles est en plein cintre. Deux voussures retombent sur des piédroits ornés de colonnettes. Quatre chapiteaux à tailloir carrés, aux angles biseautés et aux corbeilles à feuille plate subsistent.

Une résurrection programmée

Visite de M Philippe Villeneuve le 10 Mars 2005.

Il est très inquiet pour l'abside dont la maçonnerie se trouve dans un état des plus préoccupants. Seule une intervention rapide peut sauver cette partie de l'édifice qui sans lui débouchera inéluctablement sur un effrondrement.


Les Echos Grandmontains représentent un gros travail. Nous les publions grâce aux subventions de la mairie et du Conseil Général. Nous remercions particulièrement la commune de Combiers et son maire de l'aide qu'ils nous apportent.3 Journées du Patrimoine. Assemblée générale.

Le numéro 14 des Echos Grandmontains est paru.

On peut s'abonner aux "Echos Grandmontains" en envoyant 10 euros plus 2 pour frais envoi soit 12 euros à Mme Martine LARIGAUDERIE - Etang de Baconneau - 16000 ANGOULÊME

dalle funéraire

 

Lors de travaux d'assainissement à l'emplacement de l'ancienne salle capitulaire une immense dalle funéraire en calcaire a été découverte. Une croix maladroite ou mal conservée l'ornait. (ci-dessous photos aimablement communiquées par Mme Kate Douglas)

dalle funéraire


Renseignements pratiques :
Téléphoner à Kate Douglas et Carole Hutchison qui résident sur place 05 45 23 06 91.
Chambres rustiques, douche, sanitaire, indépendants. Possibilité de laver le linge.
Prix 11 € par personne et par nuit. Draps 4 €.
Possibilité de repas, facturés en plus.

Autres sites sur Rauzet :

http://grandmont-limousin.ifrance.com/cariboost1/

http://grandmont.rauzet.free.fr

http://perso.wanadoo.fr/axelleguilhem

webmestre : Michel FOUGERAT

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